samedi 20 juin 2009,
par Didier Brissa, Eric Jadot, Isabelle Chevalier, Julien Dohet, Laurent Petit, Michel Recloux, Olivier Starquit, Vincent De Raeve, Yannick Bovy
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A voté ». L’électeur a parlé, merci, revenez la prochaine fois. Et puis ? Quelles conclusions tirer d’un point de vue de gauche ? Le MR rate son (mauvais) coup et recule. Tant mieux. Le CDh consolide sa position chèvre-choutiste de droite. Pffff. Le Parti « socialiste » se la joue « Boudu sauvé des eaux », échappant à une claque que beaucoup redoutaient et qu’il n’aurait pas volée au regard de ses propres errements et de ses renoncements idéologiques. Ecolo, quant à lui, confirme la victoire annoncée.
Cette lame de fond verte, qui s’étend ailleurs en Europe, est un fait politique majeur. L’écologie politique, fruit d’une histoire récente et d’une créativité de terrain, pose de bonnes questions, différemment, et a incontestablement permis une très large prise de conscience face à l’urgence et aux enjeux écologiques. Elle est en outre, potentiellement, force de rupture face aux logiques libérales qui saccagent la planète et menacent l’humanité. Mais la question est de savoir si Ecolo, triomphant, voudra se saisir de l’occasion et peser de manière décisive (rêvons un peu : avec le PS ?) en faveur d’une telle rupture.
Passer dans le vert ? Chiche ! Mais sans une claire remise en cause de l’économie libérale, le changement de modèle souhaité et plus nécessaire que jamais tournera vite au ravalement de façade pâlichon et au constat : « Vous rêviez d’alternatives ? Vous remâcherez de l’alternance [1] ».
Les Devises shadok - Rouxel
























