Une centaine de personnalités* politiques, syndicales, académiques, juridiques, associatives, culturelles et journalistiques signent une carte blanche contre les lois liberticides.
Je pense de plus en plus que si la mésaventure des “MisSurEcoute“, dont je fais partie, était arrivée quelques mois plus tard, nous aurions pu nous retrouver nous aussi sous le coup de “lois antiterroristes“, au lieu de l’être simplement sous la coup de la loi dite Verwilghen élaborée en principe pour lutter contre “les organisations criminelles et les maffias“… J’ai donc également signé ce texte. “(Publié dans La Libre ce samedi 28 juin 2008**)
Le 5 juin, la Belgique était tirée du sommeil par une nouvelle « alerte terroriste ». Quelques personnes avaient été réveillées un peu plus tôt. A 5h, des unités « anti-terroristes » débarquaient chez Wahoub Fayoumi, Pierre Carette, Betrand Sassoye, Virgine D. (relâchée le soir même) et Constant Hormans pour les appréhender et perquisitionner chez eux. Abdallah Ibrahim Abdallah, lui aussi recherché, se rendit de lui-même au commissariat. Le 6 juin, c’était au tour de Jean-François Legros d’être interpellé.
Des arrestations sans convocation préalable, menées par des policiers cagoulés, armés et n’hésitant pas à braquer leurs armes sur des mineurs. PC, GSM et quantité de documents saisis. Ecoutes téléphoniques, surveillance des déplacements et des comptes bancaires. Des « suspects » transportés, sirènes hurlantes, visage masqué et menottes aux poings vers un lieu secret, sans possibilité de contact avec leurs proches ni avec des avocats, soumis à un régime de détention spécial… Ces méthodes laissaient entendre que de dangereux individus auraient été interceptés.
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