Tranche de pastèque

Vert dehors, Rouge dedans...

blog de Didier Brissa

05/11/2012 (2:36 )

Le MES n’est pas un mécanisme européen de solidarité.

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(Version originale de l’article paru dans le numéro de Mai 2012 de Politique, la revue.)

Pris hors de la structure propre de l’Union européenne (UE), le Mécanisme européen de stabilité (MES) est un accord intergouvernemental, démarrant en juin 2012, entre états de la « zone euro » (mais ouvert aux autres états de l’UE). Cela évite à certain pays de passer par la voie référendaire pour pouvoir être adopté le MES[1]. Il crée un fond financier commun, apte à lever des emprunts sur les marchés financiers[2], afin de soutenir un état signataire se trouvant en difficulté (principalement quant au remboursement de sa dette souveraine). Le MES fusionne deux mécanismes précédents[3], l’un portant sur la zone euro, l’autre sur l’Union européenne. L’accès au MES est conditionné au respect du « Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance » (TSCG), faute de quoi l’octroi du prêt ou l’achat des titres de la dette nouvellement émis sera refusé. Le contrôle des conditions à respecter, pour bénéficier de ce mécanisme, est donné à la Commission européenne – en lien avec la BCE (Banque centrale européenne), associée au FMI (Fond monétaire international). [»]

04/06/2012 (1:09 )

Matière crise… le diagnostic complet !

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J’ai rédigé une des contributions à cette brochure… ;-) Je vous en souhaites bonne lecture !

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Matière crise… le diagnostic complet !

 

 

 Matière crise... le diagnostic complet !

 

Fichiers joints :

icône application/pdfTélécharger la brochure Matière crise

Vendredi, 9 mars, 2012 - 12:26

Après avoir été publiées sous forme condensée sur notre site, les versions intégrales des textes de « Matière Crise » sont rassemblées dans un ouvrage papier que vous pouvez obtenir sur simple demande.

Aujourd’hui, la crise dite « des dettes publiques » secoue l’actualité, les pays du monde entier et, surtout, leurs populations. A force d’entendre les médias et responsables politiques nous répéter à longueur de journée les « indispensables » efforts et sacrifices à faire, on en finit parfois par oublier l’origine de tout cela… La crise financière et économique de 2008 !
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04/06/2012 (12:58 )

De la réindustrialisation à la relocalisation démocratique

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De la réindustrialisation à la relocalisation démocratique

vendredi 30 mars 2012, par Didier Brissa, Karin Walravens, Laurent Petit, Maximilien Lebur, Olivier Starquit, Sylvain Poulenc, Virginie Godet

 

Le rapport Syndex sur la situ ation de la sidérurgie liégeoise rendu public en ce début de mois de mars confirme la justesse du discours tenu par les syndicats depuis l’annonce par ArcelorMittal de la fermeture de la phase à chaud. Mais plus largement, ce rapport pose la question de l’avenir d’une industrie européenne.

Cette question de la ré-industrialisation de l’Europe semble devenir progressivement une question d’actualité. C’est ainsi que, au même moment, J.-L. Reginster, président de l’Union des classes moyennes de Bruxelles, évoque le « difficile retour de l’industrie » (1) et que Trends Tendances consacre trois pages d’interview à Bernard Delvaux, CEO de la Sonaca, sur le thème « Il faut d’urgence réindustrialiser la Wallonie ! » (2). Même le patronat semble donc se rendre compte que la délocalisation à outrance n’est pas une solution viable à long terme, même si les objectifs qu’il poursuit avec cette réflexion sont loin d’être dans l’intérêt de la population. Et qu’une économie ne peut fonctionner uniquement avec une activité de services.

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11/28/2011 (2:56 )

L’Effet Papillon…

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 (Texte refusé par la presse - 8 novembre 2011)

 ”Le papillon sera-t-il rouge ?”

par Didier Brissa, Maximilien Lebur, Michel Recloux, Olivier Starquit, Pierre Eyben, Sylvain Poulenc, Yannick Bovy (Date de rédaction antérieure : 8 novembre 2011).

 

Au Boulevard de l’Empereur vient d’être lancée l’opération « sauvons nos élus », dont le résultat a été publié dans Le Soir du 7 novembre. Le Parti socialiste s’apprête manifestement à vivre une nouvelle crise de schizophrénie aiguë : il aurait, écrit-il, le cœur dans la rue… mais des « responsabilités » au gouvernement. Cette contradiction imbuvable, il semble ne pas savoir comment la faire avaler à son électorat et aux organisations qui lui sont proches. Depuis le mois de juin, il sait que les syndicats sont opposés à la régression sociale contenue dans la note de son président devenu formateur. La FGTB, en particulier, critique de plus en plus ouvertement et durement le prix qui sera payé pour permettre à un homme de réaliser son ambition de Premier ministre… A moins d’un an d’une échéance électorale qui verra une grande partie des signataires de la carte blanche se présenter devant l’électeur avec un bilan social qui risque d’être désastreux, cette défiance des militants provoque une réelle panique. [»]

11/27/2011 (2:50 )

Gênes, le poids des ans, la fin des « alters » ?

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(Texte refusé par la presse -septembre 2011)

“quén’gènes-ti !”

par Didier Brissa, Laurent Petit, Maximilien Lebur, Michel Recloux, Olivier Starquit, Yannick Bovy (Date de rédaction antérieure : 15 septembre 2011).

20 juillet 2001, Italie. Des centaines de milliers de manifestants altermondialistes contestent le G8 à Gênes. La ville est en état de siège, les chefs d’Etats des pays les plus riches de la planète se réunissent derrière des barricades destinées à les protéger d’une colère populaire qui se structure partout dans le monde pour lutter contre les méfaits d’un capitalisme à l’offensive. Silvio Berlusconi décide de faire un exemple. Les forces de l’ordre attaquent brutalement les manifestants. Le bilan sera lourd avec la mort du jeune Carlo Giuliani et des dizaines de blessés graves. Dix ans plus tard, cette répression sanglante reste impunie.

20 juillet 2011, Belgique. L’Europe multiplie les exigences de plans d’austérité destinés à briser un siècle de conquêtes sociales. Pensions, soins de santé, chômage, indexation des salaires… tout doit être dérégulé afin que la loi de la jungle, l’environnement naturel du capitalisme, soit restaurée en Belgique. Devant ces attaques, la réaction est on ne peut plus timide. De grandes déclarations, quelques « promenades » syndicales, la prose habituelle de l’extrême gauche dont le nombre de composantes est proportionnel à son inefficacité politique. Et un mouvement des « Indignés » qui reste embryonnaire. [»]

11/16/2011 (5:48 )

Pour sauver l’emploi, il faut mettre Arcelor-Mittal sous contrôle public.

Au moment même où la World Steel Association (qui représente 170 sidérurgistes dont 18 des 20 principaux producteurs mondiaux) publie un rapport dans lequel elle relève ses prévisions 2011 et 2012 de la demande d’acier à travers le monde[1], indiquant qu’en la matière, la croissance chinoise devrait éclipser les retombées des turbulences financières, la direction d’Arcelor-Mittal a annoncé la fermeture définitive des hauts-fourneaux de la région liégeoise. Et donc aussi, sans doute à terme, des secteurs en aval (laminage et la phase à froid de Chertal) puisque les premiers fournissent les seconds (soit 3000 emplois directs, 20.000 indirects).

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10/06/2011 (3:49 )

Le terrorisme financier aura-t-il raison de la démocratie ?

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par Didier Brissa, Karin Walravens, Maximilien Lebur, Olivier Starquit, Sylvain Poulenc

 

Les dernières mesures prises par et dans l’UE pour sortir de la crise économique nous inquiètent sur l’avenir de notre démocratie. Après l’Allemagne, c’est l’Espagne qui a inscrit dans sa constitution le principe de la « règle d’or », soit l’interdiction pour l’État d’avoir un budget en déficit.

Sous couvert de « bonne gouvernance » purement économique, le parti socialiste espagnol, aidé par la droite, a pris une décision hautement politique : se mettre sous la coupe des financiers. Car après avoir imposé les critères de Maastricht, et déclenché la crise des dettes privées à l’origine de la crise actuelle des dettes publiques, les financiers, dictant leur loi à l’Europe, accentuent encore la pression sur les États dont la marge de manœuvre économique se réduit sans cesse. Pour rappel, Maastricht fut critiqué et ses critères souvent dénoncés, limitant les déficits à 3% du PIB. Aujourd’hui, on parle de 0,3 à 0,4% maximum. Soit, comme pour l’augmentation des salaires en Belgique, un chiffre surtout symbolique, et concrètement un blocage total.

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06/15/2011 (3:46 )

Ce que « l’homme le plus intelligent » de Flandre ne vous dit pas…

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par Didier Brissa, Laurent Petit, Maximilien Lebur, Olivier Starquit, Sylvain Poulenc

 

Cette fois, c’est fait. La Belgique a passé plus d’une année complète sans nouveau gouvernement depuis les élections fédérales du 13 juin 2010. Les résultats de ce scrutin sont bien connus : écart béant entre revendications communautaires du Nord et compromis acceptable pour le Sud, poids écrasant des partis de droite en Flandre et majorité aux partis se disant de gauche en Wallonie.

Après s’être focalisés sur les questions institutionnelles, les interminables palabres entre partis se saisissent à présent des enjeux dits socio-économiques. Le lien entre les deux types de dossiers est cependant intrinsèque. Et les conséquences socio-économiques des possibles – ou faut-il dire hypothétiques ? – réformes institutionnelles seront multiples. Mais « Bart » dit-il cela à ses électeurs ? Et quelles pourraient être les effets pour tous, Bruxellois, Flamands, Wallons, néerlandophones, francophones ou germanophones – et pour tous les autres habitants de ce pays, légaux ou clandestins, qui viennent d’autres horizons ?

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05/18/2011 (4:30 )

L’Amalgame de la Gauche de gauche avec l’extrême-droite, ça suffit ! Une CB dans Le Soir de ce 18/05/11 que je co-signe.

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Dans une tribune dans Le Soir du 29 avril (1), le “journaliste” Yvon Toussaint tisse une toile dans laquelle toute critique de l’establishment, d’où qu’elle vienne, est amalgamée dans un même salmigondis, où finalement la Gauche de gauche est assimilée à l’extrême-droite.

Nous sommes une série de militants de gauche à avoir trouvé ce comparatif insupportable et à avoir tenu à le dire. Vous lirez notre propos ci-dessous.

Dans sa réponse à notre interpellation, Yvon Toussaint s’enfonce dans ses amalgames, après une série d’attaques ad hominem, de citations tronquées et d’un “tous dans le même sac”, il se fait “défenseur” de la corporation journalistique face aux “censeurs” que nous serions, feignant d’ignorer la distinction qu’il y a à dire son désaccord dans l’analyse et la censure du propos d’autrui… On lui rappellera utilement qu’au sein même du monde journalistique, ils sont un certain nombre (2) aussi à démonter et à avertir des dangers des amalgames à la manière d’Yvon Toussaint, qui conclut d’ailleurs son propos en assimilant à nouveau un propos de Jean-Luc Mélenchon critiquant la servilité d’une certaine presse à l’égard du pouvoir et les législations brimant la liberté de la presse par le gouvernement d’ultra-droite conservatrice en Hongrie…

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04/26/2011 (3:39 )

Qu’on les ferme !

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par Didier Brissa, Laurent Lefils, Maximilien Lebur, Michel Recloux, Olivier Starquit, Sylvain Poulenc

(http://ledessindulundi.ultra-book.com/)

 

Dans Fukushima, il y a « ushima ». Nous ne savons pas ce que ça veut dire. Mais au vu du reste du mot, on peut affirmer que pour l’instant, au Japon, c’est la merde. Le Japonais est stoïque, nous dit-on : « Il ne montre pas sa douleur », « il n’y a pas de pleureuses », « ils ont tout perdu sauf le sourire » [1] . Aucun Japonais ne se sent-il au bord d’un précipice écologique et économique ? C’est pourtant bien là que le besoin d’énergie de ses entreprises a conduit le Japon. Ces entreprises qui doivent payer aux actionnaires de plus en plus de dividendes et offrir au public de plus en plus d’objets à consommer.

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