11/30/2007 (3:35 )
Quand la quête éperdue de croissance tue la planète !
samedi 10 novembre 2007, par Christian Jonet, Didier Brissa, Julien Dohet, Michel Recloux, Olivier Starquit, Pierre Eyben, Yannick Bovy
Il est des notions dont la terminologie même nuit à leur diffusion et à leur appréhension, aussi fondées soient-elles. Il en va ainsi de la « décroissance ».
En ces temps de début de prise de conscience du réchauffement climatique, les penseurs de la décroissance fournissent pourtant deux outils bien utiles : un démontage des notions de croissance et de PIB (Produit intérieur brut) pour mesurer l’évolution d’une société, et une critique acérée du productivisme capitaliste conduisant à la surproduction.
Du PIB…
D’une part, chacun de nous peut mesurer que la croissance du PIB n’est plus (si elle l’a jamais été) un instrument de mesure pertinent du bien-être dans une société. Le PIB mesure tout ce qui génère de la plus value dans l’activité économique, qu’il s’agisse de la construction d’un hôpital ou des conséquences du crash d’un Boeing ! La convention trompeuse qui fait du PIB un indicateur pertinent du progrès économique et social date de la période des « 30 glorieuses » (+/- 1945 – 1975), quand la part des salaires suivait une courbe ascendante parallèle à celle du Produit Intérieur Brut. Au contraire, depuis le début des années ’80, cette part des salaires n’a cessé de diminuer, au profit de la part du rendement du capital (les actionnaires).
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